Rechercher

Pardonner, fermer les portes du passé et pouvoir avancer

Commençons d’abord par son sens étymologique : en latin perdonare (per/donare), signifie faire le don de quelque chose à quelqu’un, comme par exemple se libérer de sa souffrance en faisant le don de celle-ci à la personne qui nous a blessé.

Décider de ne plus être victime de cette souffrance pour laquelle nous ne sommes pas responsable, et pouvoir enfin s’en libérer. Il s’agit d’un choix. Le choix de ne plus souffrir, le choix de reprendre notre vie en main, de prendre un autre chemin et un nouveau départ.

Pardonner oui, mais pas excuser !

Pardonner ne veut pas dire oublier ni excuser, mais pouvoir apaiser sa souffrance. Ce qui va permettre d’enclencher le processus c’est tout d’abord d’accepter la situation. Sans cette première étape, impossible d’aller plus loin. C’est comme décider de quitter un endroit où l’on n’y a jamais mis les pieds, c’est impossible ! Donc l’acceptation va permettre de laisser de la place à la douleur pour s’exprimer, sans la nier ni la rejeter car ce à quoi l’on résiste, persiste et ce qui est paradoxale, c’est que cette phase va permettre l’apaisement de la blessure qui nous a été infligée. Enfin, s’en détacher doucement pour s’en libérer et la restituer à son auteur. Nous reprenons ainsi le contrôle de notre vie et ne laissons plus la souffrance ni la personne responsable de l’offense guider notre vie !

C’est un processus pas toujours évident et facile à mettre en place car notre capacité à l’adopter est intimement lié au degré de l’offense subie. Il en va aussi de chaque individu et notre capacité à maitriser nos émotions, alors parfois il ne sert à rien de forcer mais au contraire de laisser faire le temps tout en étant actif dans le processus. Le pardon se présentera de lui-même.


14 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout